Le syndrôme de Waston… ou l’art de bien définir un problème

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Le syndrôme de Waston… ou l’art de bien définir un problème

«Si on me donnait une heure pour sauver la planète, je passerai 59 minutes à définir le problème et une minute le résoudre« …a déclaré Einstein. Que ce soit pour lancer de nouveaux projets ou élaborer des produits, il est vital de savoir bien définir le problème à résoudre. En particulier à l’heure de l’Open Innovation, où les entreprises s’ouvrent aux chercheurs de tout poils.  C’est là que réside la force d’un Einstein ou d’un Sherlock Holmes et la faiblesse d’un Watson.  La bonne question à se poser est toujours à  l’opposée de celle qui vient spontanément à l’esprit de Watson. Combien d’organisations savent-elles cerner les bons problèmes à résoudre ? Voici deux histoires d’organisations qui ont défini leur problème avec efficacité et ont trouvé des solutions innovantes.

L’ENIGME DU PÉTROLE SUBARCTIQUE 

«It is impossible as I state it, therefore I must in some respect have stated it wrong.»  S. Holmes

20 ans après la marée noire d’Exxon Valdès, les équipes de nettoyage peinent à assainir les eaux subarctiques.  Le pétrole est devenu tellement visqueux à cause du froid qu’il est impossible de le pomper à partir de barges.

La question :

L’Oil Spill Recovery Institute aurait pu présenter la question comme ceci :  «comment pomper du pétrole à basse température ?». Mais après un travail d’analyse, la société propose de présenter le problème sous l’angle de la «viscosité des matériaux». Le choix des mots est très différent du vocable habituel de l’industrie pétrolière. Volontairement. De cette manière, la question s’ouvre à des esprits qui ne naviguent pas dans cet univers, et qui peuvent apporter des éléments de réponse innovants.

Le résultat :

Elémentaire, mon cher Watson. Un chimiste qui travaille dans l’industrie du ciment propose une solution.  Une modification  assez simple de l’équipement de construction permet de faire vibrer le pétrole congelé, lui rendant la fluidité nécessaire pour être aspiré par les pompes des barges.

 

La NASA ET LE MYSTÈRE DES ÉRUPTIONS SOLAIRES 

«It is quite a three pipe problem, and I beg that you won’t speak to me for fifty minutes» S.Holmes

En 2009, la NASA a besoin de prévoir plus précisément les éruptions solaires pour protéger les astronautes et les satellites. Le modèle utilisé depuis 30 ans permet de prédire une éruption solaire avec seulement 50% de précision.

La question :

La NASA refuse d’aborder le problème comme une recherche de prédiction météorologique de l’espace. Forte de ses 30 ans de données météorologiques, elle présente la question sous forme d’un défi d’analyse de données.  Elle fait appel à des experts d’horizons différents, en particulier des mathématiciens et des statisticiens pour analyser 30 ans de données météorologiques de façon à développer un modèle de prévision.

Au final, c’est un ingénieur à la retraite, spécialiste des fréquences radioélectriques qui trouve une solution. Il crée à partir des données météorologiques un algorithme prédictif qui permet à la NASA de  développer un modèle de prévision d’une précision de 85%.

 

«Dogs don’t make mistakes.»  S.Holmes

Ces histoires illustrent comment les organisations qui définissent efficacement leurs problèmes et utilisent un vocabulaire qui l’ouvre à des esprits venant d’autres industries peuvent créer un avantage stratégique et déverrouiller des innovations révolutionnaires.

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By | 2014-07-22T16:45:21+00:00 novembre 8th, 2013|Co-innovation, Communication de l'innovation, Innovation|1 Comment

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One Comment

  1. Denis Cavallucci 16 octobre 2012 at 14 h 45 min - Reply

    Bonjour,

    Votre billet est très intéressant, je vous invite à aller vers les lectures reliées à la Théorie TRIZ (si ce n’est déjà fait).

    Cordialement

    Denis

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