Conquérir les ennemis de l’innovation

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Conquérir les ennemis de l’innovation

Unknown-1Ce qui ne motive pas la culture d’innovation peut la tuer… «Nous devons augmenter radicalement le nombre d’innovations au sein de notre structure,  nous avons du mal, mais nous ne pouvons pas nous permettre de rater ce tournant» déclare de PDG d’une grande entreprise française. Nombreuses sont les sociétés qui peinent à innover d’avantage. Qu’est-ce qui menace la capacité à innover d’une organisation ?

 

OBSTACLE N°1 : LA CULTURE DE LA PEUR

« Nous avons peur les uns des autres ; ce qui prouve que nous sommes tous des sots. » Denis Diderot

Les recherche d’E.L Morrison et F. Milliken pour l’Academy of Management Review indiquent que les plus grands obstacles à l’innovation sont la peur et le silence. Une enquête de 2012 menée par le Groupe Robert Half confirme cette découverte. A peine 3% des personnes interrogées déclarent ne pas avoir de peurs spécifiques. Mais qu’est-ce qui fait peur aux collaborateurs ? On trouve en N°1 la peur de faire une erreur, de commettre une bévue publiquement. Arrive ensuite la peur de perdre son emploi. Suivie par la peur d’avoir à se confronter à des managers, ou des collègues difficiles.

Dans un environnement de peur, les collaborateurs ne sont pas disposés à proposer des idées nouvelles, ni même à les soutenir, de crainte  qu’on «tue le messager». Les véritables échanges ne se produisent qu’à voix basse, et la communication vers l’extérieur devient superficielle. Or, sans une boucle de rétroaction efficace, l’organisation perd sa capacité à anticiper les problèmes, paratger les idées et déployer de nouvelles solutions innovantes.

OBSTACLE N°2 : LE RÈGNE DES EXTRAVERTIS

images-1« La gloire est l’ombre de la vertu. » Cicéron

Parmi les grands innovateurs, on trouve une grande majorité d’introvertis. Des chercheurs de Berkerley qui étudient la créativité ont interrogé des scientifiques, des mathématiciens, des ingénieurs, et des écrivains… Les résultats de leur étude révèlent que les personnes les plus créatives sont très souvent les plus introverties. Ces personnes préfèrent travailler seules et ont souvent du mal à s’exprimer publiquement. «J’ai besoin d’être seul avec du papier et un crayon» déclare un innovateur, suivi immédiatement par la majorité des personnes interrogées par la revue HBR lors de leur dernière enquète twitter sur l’innovation.

Or, beaucoup de grandes sociétés d’aujourd’hui sont mal calibrées pour tirer partie de ce type de personnalités. Dans ces sociétés, ceux qui parlent et présentent bien ont un avantage indéniable sur les autres. Ils sont plus écoutés et arrivent mieux à faire circuler leurs idées. Ils sont mieux armés pour passer les barrières internes et «vendre» leurs idées. Mais les meilleurs idées, elles, restent bloquée et ne sont pas communiquées.

 

OBSTACLE N°3: LES ESPACES DE TRAVAIL

« Les innovations sont le fait d’explorateurs individuels (…) et jamais celui de bureaucraties importantes et hautement structurées» H.J Leavitt

La tendance aux espaces de travail partagés où il est impossible de travailler au calme grève la capacité d’innovation des collaborateurs. C’est ce que confirmes nombre d’études, telle que celle de Tom de Marco et T. Lister. L’objectif de leur recherche est de comprendre quelles sont les caractéristiques des meilleurs et des pires développeurs de logiciels. Plus de 600 développeurs dans 92 sociétés participent à l’étude. Les résultats des meilleurs sont dix fois supérieurs à ceux des moins bons.

L’expérience des personnes, leur âge, leur salaire, le temps qu’ils ont mis à faire le travail… aucune variable n’explique ces résultats. En revanche, les personnes qui travaillent dans les mêmes sociétés ont toutes le même type de scores, bien qu’elles n’aient pas travaillé ensemble. C’est ainsi que de Marco découvre que l’espace de travail est la seule variable pertinente. Les personnes qui ont les meilleurs résultats déclarent travailler dans des entreprises où elles peuvent s’isoler et travailler sans être dérangées. 76% des personnes ayant les pires résultats déclarent, travailler dans des espaces partagés, où ils ne peuvent être au calme.

 

images-2COMMENT ALORS CONQUÉRIR CES ENNEMIS ? 

Il est vital pour conquérir la peur que les collaborateurs puissent expérimenter avant de créer. Dans un climat de confiance, les individus et les équipes se sentent libres et développent de nouvelles approches. Jeff Bezos, le CEO d’Amazon affirme que les organisations qui s’affaiblissent le plus sont celles qui ont perdu leur capacité à expérimenter en interne.

De même, pour intégrer les penseurs introvertis, inutile de multiplier les séances de brainstorming. On sait depuis longtemps qu’elles ne produisent pas d’idées novatrices. Les techniques de co-participation sont beaucoup plus adaptées, en particulier lorsque l’innovation vise à résoudre un problème précis (voir notre article «le syndrôme de Watson»). Le plus efficace reste encore la mise en place de plateformes en ligne dédiées à l’innovation. Elles permettent d’avoir d’excellents résultats et intègrent efficacement tous les introvertis.

En résumé, lorsque les employés se sentent soutenus et appréciés, qu’ils peuvent travailler individuellement au calme, ils se sentent suffisamment en sécurité pour consacrer toute leur énergie, et leur créativité à  l’entreprise et ses objectifs. inVISIBLE Image est une agence de communication spécialisée dans l’innovation. Nous mettons en place des solutions qui permettent de cultiver et communiquer une culture d’innovation en interne pour les petites et les grandes entreprises.

 

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By | 2014-07-22T16:42:43+00:00 avril 11th, 2014|Communication de l'innovation, Culture d'entreprise, Innovation|4 Comments

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4 Comments

  1. Olivier CHAILLOT 12 février 2013 at 11 h 49 min - Reply

    Bonjour,
    Quelles conditions mettre en place pour permettre l’émergence de l’innovation ? Question récurrente pour laquelle nombreux sont ceux qui cherchent une réponse. Mais cette réponse est complexe et forcement multiforme. Il ne peut y avoir une réponse unique mais un ensemble d’éléments qui vont concourir à l’apparition de la nouveauté. Il faut qu’un système (au sens systémique du terme) devienne favorable. Ce système comprend inévitablement des aspects humains, techniques, financiers et informationnels. C’est un équilibre précaire entre ces éléments qui permettra (parce que les Hommes décideront de l’utiliser) l’émergence d’un processus « innovant ». Pour ma part, je pense qu’un des éléments déclencheurs est à chercher du coté de l’information, de la confrontation des idées, de la construction d’une culture qui concoure à la compréhension de l’environnement dans lequel nous évoluons … et d’une volonté commune d’améliorer l’existant …
    Voilà une petite pierre qui ne demande qu’à être complétée …
    Cordialement
    Olivier CHAILLOT
    http://www.dubitare.fr

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  4. Aurélien Cunin 26 février 2013 at 13 h 33 min - Reply

    En un seul mot : merci !
    Vous pointez du doigt 3 des causes françaises les plus inhibitrices d’innovation que nous connaissons aujourd’hui. J’y ajouterai également la fatigue intellectuelle (milieu urbain, rallongement des temps de transport), les jeux politiques des middle manager (je suis là et je ne laisserai personne prendre ma place) et les conflits intergénérationnels

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