Comment Dark Vador s’est fait virer…. Partie 1

Comment Dark Vador s’est fait virer…. Partie 1

 

UNE ORGANISATION QUI NE TOLÈRE PAS L’ÉCHEC

Dark Vador, le grand commandant en chef des forces obscures de l’Empire dirige son organisation d’une main de fer. Dans l’Empire, tout est très organisé et les moyens sont colossaux pour anéantir une poignée de rebelles inter-galactiques indisciplinés et en sous-effectifs.

L’Empire est un excellent exemple d’organisation qui dysfonctionne. Si Dark Vador avait été un chef d’entreprise, il se serait sans doute fait virer. Jetons un coup d’oeil aux plus grandes erreurs manageriales du commandant de l’Empire.

 

Une organisation qui s’appuie sur la peur

Dark Vador donne le ton dans «l’Empire contre-attaque» quand le pauvre Amiral Ozzel laisse filer le vaisseau de Han Solo. La punition est immédiate. Dark Vador étouffe l’Amiral  Ozzel devant ses équipes, avant de promouvoir son numéro deux.

Cette punition de l’échec est une énorme bévue de management. Tout d’abord, les erreurs sont inévitables – en particulier dans les moments où des décisions rapides peuvent être prises à partir d’informations incomplètes.  L’élimination de l’Amiral jette la flotte Impériale dans un chaos total, un nombre incalculable d’agents sont soudainement projetés à des nouveaux postes, sans la possibilité de les apprendre.

Ce geste de Vador développe une culture organisationnelle de la peur. La conséquence de cette culture est que les collaborateurs choisissent de suivre les ordres à la lettre, et rechignent à prendre des initiatives. Une telle culture garantit que les décisions sont prises à un niveau très élevé, et limite au minimum les remontées d’information du terrain.

Qui plus est, en punissant l’échec si durement, Dark Vador incite les personnes au sein de l’organisation à pousser leurs supérieurs à l’erreur. Après tout, le moyen le plus rapide pour être promu dans l’Empire, c’est que votre patron fasse une erreur, quitte à l’aider un peu…

A retenir

Il est essentiel de se rappeler que l’échec est le moteur de la réussite. Les erreurs sont inévitables, et elles permettent de progresser. Luc Skywalker n’arrête pas d’en faire, lui et cela n’a pas gêné sa carrière. L’organisation des rebelles est basée sur la confiance et le respect. Elle permet donc une grande souplesse et une réactivité beaucoup plus importante.  Les organisations flexibles sont capables de s’adapter rapidement aux conditions changeantes et prennent des actions rapides à tous les niveaux.

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2 Comments

  1. Francis 22 juin 2012 at 8 h 12 min - Reply

    Excellent billet !
    à l’inverse, d’après vous, quels « commandants » (capitaines ?) d’industrie mériteraient eux d’être promus non seulement pour leur performance mais également pour leur capacité à retenir les leçons de leurs erreurs ? F

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